Interview réalisée par Yannick le 03.02.2008
Le premier album du combo rock NEDRA, "D'un Extrème à l'Autre" sortira le 26 février. L'occasion d'avoir une "petite" discussion avec les 5 compères composant groupe : Vassago, Dr Jones, Nico, Polo et Olivier.
1. NEDRA, sur EcClipse, c’est connu.
Mais pour celles et ceux ne foulant pas tous les recoins du site, NEDRA c’est qui, c’est quoi ?
Polo : NEDRA c’est cinq beaux Mâles, le corps intégralement huilé et épilé, dont les concerts rendent jaloux les Chippendales en personne, et rendent folles toutes les spectatrices, jusqu’à l’orgasme. Accessoirement, ils sont musiciens aussi... (rire pas fin)
Dr Jones : cinq amis et musiciens, dont les initiales ne forment même pas le nom du groupe, c’est dire s’ils sont impliqués…
Vassago : Le groupe se compose d’un chanteur (Olivier Vincent), de deux gratteux (Polo et moi-même), d’un bassiste (Dr Jones) et d’un batteur (Nico). Nous proposons une musique entre metal et rock actuel, nos textes sont en français.
Olivier : Comme vous pouvez le constater NEDRA c’est surtout 5 mecs qui ne se prennent pas au sérieux mais qui font leur musique sérieusement.2. Le groupe fête ses 10 années d’existence cet été.
Que retenez-vous comme évènement ou date-clé durant cette décennie ?
Polo : Assurément la rencontre avec Didier Chesneau, qui a dirigé le groupe, artistiquement, durant l’enregistrement du premier album. Il a initié le plus grand virage de NEDRA, virage qui d’ailleurs n’a pas encore fini sa course...
Vassago : En fait le groupe aura réellement 10 ans en 2008. Nous avons utilisé ses années en apprenant tout un tas de choses afin de mener à bien notre parcours musical. Tout ceci nous a amené à l’enregistrement de notre premier album « D’un extrême à l’autre »qui doit sortir en février 2008. Un genre de récompense pour nos efforts. On a tenu à prendre notre temps pour faire les choses correctement et j’aime à croire que le résultat est à la hauteur. Donc si je devais donner une date ce serait juillet 2005, le moment où nous sommes entrés en studio.
Dr Jones : Au delà de l’album, qui est devenu le point central de nos attentions, chaque nouveau concert reste une date clé de notre existence, chacune de nos rencontres avec le public est une nouvelle pièce à l’édifice.3. NEDRA a commencé en interprétant, en parallèle des compos, des reprises.
Quelles reprises se détachent des autres ? Celles dont vous êtes le plus fier ?
Dr Jones : « Les murs de poussière », qui figure sur l’album, reste la plus aboutie à mon gout.
Vassago : En effet, elle est certainement notre plus belle réussite en matière de reprise parce que nous avons réussis à l’adapter à notre sauce plutôt que d’en faire une copie conforme. Mais je garde de bons souvenir d’autres morceaux que nous avons repris ou reprenons encore aujourd’hui comme « New York avec toi » de TELEPHONE, « Midnight Hour » de WILSON PICKET, la version de « Really Got Me » de VAN HALEN ou encore « Proud Mary » des CREEDENCES CLEARWATER REVIVAL. Finalement nous avons assez peut repris de titres en 10 ans, nous sommes plutôt un groupe de composition, mais qui sait si à l’avenir nous ne trouverons pas un amusement particulier à en faire un peu plus ?
Nico : Les Murs De Poussière est une belle réussite. Elle sonne comme du NEDRA sauf qu’il s’agit d’un morceau de CABREL ! On a vraiment réussi à l’adapter à notre sauce et à s’approprier le titre sans pour cela dénaturer la base de la chanson. D’ailleurs, les gens la reconnaissent aisément.
Polo : Vass a tout dit. Bon, il y a aussi eu cette somptueuse reprise de Macho Man (VILLAGE PEOPLE) en acoustique au Black Dog; certaines s’en souviennent encore... (rire)
Olivier : Ce fût souvent un bon moment de rigolade, comme ce fameux clin d’œil sur Macho Man, mais comme mes camarades, celle qui retiendra le plus mon attention est évidemment « Les Murs de Poussière ».4. La démo 3 titres est sorti en septembre 2000 (produite par Olivier Couturier et NEDRA) et depuis, une bataille pour faire sortir les nouveaux titres sur un label.
Expliquez-nous un peu cette quête à la recherche d’une structure vous permettant enfin de vous faire découvrir.
Dr Jones : A défaut d’avoir le soutien direct d’un label après la production de notre démo, nous avons décidé de produire l’album par nos propres moyens. C’est le propre de NEDRA, ne pas stopper un projet parce que les choses semblent moins faciles que prévues, et avancer par nous même tant que nos moyens et nos connaissances le permettent.
Vassago : Trouver un label en France pour une formation comme la notre relève du gageur. Nous avons frappé à toutes les portes ou presque et essuyé de nombreux refus polis. L’industrie musicale étant ce qu’elle est en ce moment, les labels manquent de budget et ne désirent plus prendre de risques avec de petits groupes démarrant une carrière. Et les majors continuent leur politique commerciale en ne sortant que de la musique prémâché ou attendant qu’un groupe marche déjà un minimum avant de le prendre sous son aile. Heureusement, des labels de passionnés ça existe encore. Le notre se nomme Gofannon et après avoir fait connaissance avec l’équipe qui va travailler avec nous, nous sommes assez optimiste pour notre futur, tout en gardant les pieds sur terre, on reste en France…
Polo : Il n’y a jamais eu de la part des professionnels du disque, aussi peu d’espoir qu’aujourd’hui, à cause de la morosité de l’industrie musicale, quelles qu’en soient les raisons. Alors forcément, trouver un partenaire pour miser sur un jeune groupe est très laborieux dans ce contexte. Mais avec un peu de persévérance et beaucoup de chance, on arrive à tout... Et puis un chanteur qui couche ça aide un peu aussi...
Olivier : Bien entendu coucher fût salvateur. Même s’il n’a fallu coucher qu’avec Polo. Mais ça lui a donné l’énergie nécessaire pour chercher un label... alors ! Et pis comme il le dit si bien lui même : « quitte à me faire enc… autant que ce soit par un ami ! »
Nico : Avant de tomber sur Gofannon, nous avions bien conscience que ce ne serait pas facile et nous avons même eu de grands moments de doute. Il s’est écoulé pas mal de temps avant de trouver « the » label. Mais nous n’avons jamais baissé les bras et notre patience a fini par être récompensée.
5. Le fait d’avoir trouvé ce label, Gofannon, signe une victoire certaine pour le futur.
Des prévisions en terme de dates et d’albums ?
Vassago : L’album sortira en Février 2008, le 26 pour être précis.
Concernant les lives, NEDRA devrait tourner un maximum afin de soutenir la sortie de l’album. Des choses se préparent comme quelques dates acoustiques et électriques dans la capitale, nous tâcherons aussi de tourner en province car la musique ne doit pas se limiter à Paris surtout lorsqu’on connaît l’accueil qu’on reçoit en province on aurait tort de se priver. Le 21 Février nous serons à la Boule Noire à paris en compagnie de Dustbowl, Elvaron et Cigue. Des préventes sont d’ailleurs disponibles dès maintenant, pour les obtenir il suffit de me contacter sur vassago@nedra.fr6. De moins en moins répandu, un groupe français qui chante en français.
Etait-ce toujours voulu depuis le départ ? Prévoyez-vous un changement de ce côté là ? On pense à une meilleure expansion dans le monde musical, et un frein au niveau international.
Nico : En tant que batteur et arrivé à mi-chemin dans la vie de NEDRA, je ne suis pas le mieux placé pour répondre à cette question. Néanmoins, je pense que la barrière de la langue telle qu’on la décriait autrefois n’en est plus vraiment une. Un groupe comme RAMSTEIN a su s’imposer au niveau international avec une musique pas franchement commerciale et dans sa langue maternelle qui plus est ! Les mentalités évoluent. Un pays comme le Japon apprécie énormément les groupes français qui chantent en français. L’anglais n’est plus la condition sine qua non pour s’expatrier. Ceci dit, les choses commencent seulement à bouger.
Vassago : Dans le metal il est vrai que les groupes évoluant avec des textes en français ne sont pas légion, mais il y en a eut et il y en a encore pas mal. Malheureusement la qualité de l’écriture n’était pas toujours au rendez-vous. Dans le rock par contre la concurrence est rude. NEDRA évoluant entre ces deux mondes nous nous devons de proposer des textes qui tiennent la route. Notre plume n’étant pas trop mauvaise, nous avons donc décidé dès le départ de chanter en français, cela nous a permis une plus grande connivence avec le public français en live.
On ne sait jamais ce que l’avenir réserve, après tout nous ne sommes qu’au début de notre carrière et tout reste encore à faire. Tout est possible donc, mais une chose est certaine, même si à l’avenir nous décidons de faire des titres chantés dans une autre langue, le français restera toujours notre langue principale. C’est notre langue, nous croyons en elle.7. A votre avis, qu’est-ce qui vous différencie des groupes français chantant en anglais ?
Vassago : Pas grand chose en fait. Nous avons peut être plus de facilité à communiquer par le biais de nos chansons avec le public francophone. Pour le reste, un bon groupe reste un bon groupe et peu importe la langue qu’il a choisi pour s’exprimer. Regarde RAMSTEIN, qui aurait parié sur leur réussite avant que ça marche pour eux ?
Olivier : Entre autres peut-être cette absence de rupture en live lorsque le chanteur s’adresse au public en français entre deux titres en anglais. Surtout si le chanteur a un accent régional à couper au couteau (ce qui est rare admettons le)
Polo : Notre musique n’est pas française, je veux dire par là, que ce n’est pas ce qu’on appel du rock français. Donc la plus grosse différence vis à vis de ces groupes, ce sont les textes, et notre attachement à notre langue maternelle.8. Que racontent les paroles de NEDRA ? Quelles sont les sources d’inspiration de chacun en terme musical (chant et instruments) ?
Vassago : Olivier pourra en parler plus longuement vu qu’il signe la majeure partie des textes de NEDRA.
Olivier : Nos textes parlent d’un peu tout ce qui fait la vie. Pour ma part l’inspiration peut venir d’une lecture, d’un film, d’un fait divers mais souvent elle naît de l’observation de l’entourage mélangée à mes propres expériences. Ce qui me permet de raconter de petites histoires à la façon d’un scénario de cinéma; enfin je m’y essai en tout cas. (rire)
Vassago : Je prends mon inspiration dans mes lectures principalement et un peu dans ce que je peux observer autour de moi. Contrairement à Olivier j’ai plus de difficulté à écrire sur des choses qui me touchent directement. Au niveau de mon instrument je suis inspiré par les jeux de VAN HALEN, STEVE STEVENS, JIMMY PAGE, JIMI HENDRIX, SLASH, MARK TREMONTI et tout un tas de Bluesmen.
Dr Jones : Du fait de chanter en français, nous sommes tenus de raconter quelque chose, ou faire passer une émotion au travers des mots. C’est à la fois plus difficile mais aussi plus efficace.
Nico : Concernant les paroles de NEDRA, je pense qu’Olivier a bien résumé l’affaire. Je ne m’étendrai donc pas davantage sur ce point. Mes sources d’inspiration musicales au niveau de la batterie sont très nombreuses ! Je n’en citerai que les principales : NICKO MCBRAIN, CLIVE BURR, ANDERS JOHANSSON (EPOQUE MALMSTEEN), LARS ULRICH, TICO TORRES, SCOTT ROCKENFIELD, DEEN CASTRONOVO, MUNETAKA HIGUCHI, JEFF CAMPITELLI, PAUL GEARY, DAVE LOMBARDO et bien entendu l’incontournable JOHN BONHAM ! Dans un contexte moins metal : CHAD SMITH, MANU KATCHE, STEWART COPELAND, RICHARD KOLINKA, CHRISTOPHE DESCHAMPS. Mais il y en a beaucoup, beaucoup d’autres !
9. ADX, IRON MAIDEN, SORTILEGE, MANIGANCE, MEGADETH, METALLICA, NIGHTMARE... Les comparaisons ne manquent pas du côté des chroniques.
Alors, NEDRA revendique t’il toutes ses influences ? Qu’en est-il de sa propre influence ?
Olivier : Personnellement je n’apprécie que la moitié des groupes cités et je n’ai jamais subi leurs influences. Je viens plutôt de la variété française 70’s, de ce qu’écoutaient mes frères et sœurs lorsque j’étais gamin. Je pense que l’influence inconsciente naît à ce moment là. Je ne suis venu au rock que bien plus tard.
Polo : J’ai tendance à être, en général, beaucoup plus attentif et inspiré par d’autres styles musicaux que le rock. Notre base musicale est bien dans ce style, mais les inspirations sont souvent ailleurs.
Dr Jones : Je ne revendique rien. Même si chaque morceau a son identité, et on peut toujours y retrouver une influence. Quelque soit l’artiste. Et comme NEDRA ne compte pas qu’un seul compositeur, ca mélange encore plus d’influences.
Nico : Je pense que NEDRA est né de toute cette vague metal des années 80/90 sans pour autant sonner comme un groupe de cette période en particulier. D’ailleurs, il en manque un dans ta liste et non des moindres : FAITH NO MORE. Car finalement, il s’agit peut-être bien d’une fusion des différents styles de groupes phares de toute cette période 80/90 qui ont modelé le son NEDRA. Le groupe s’est forgé son propre style en digérant ces nombreuses influences qui vont même jusqu’à LED ZEPPELIN. NEDRA est avant tout un groupe de rock « burné » cherchant à s’inscrire dans une mouvance qui lorgne davantage du côté de groupes moins orientés metal comme NICKELBACK par exemple. Je dirais donc que sur les différents groupes que tu cites dans ta question, seuls 2 ou 3 ont pu avoir des répercussions sur le style de NEDRA. Notre musique puise davantage dans une sorte de groove à mi-chemin entre le metal et le rock.
Vassago : Le seul point commun que nous avons avec les groupes français de ta liste c’est la langue, notre registre est plus rock et je dois avouer que seul MANIGANCE fait parti des groupes que j’écoute. Pour MEGADETH et METALLICA, on ne peut nier l’influence qu’ils ont eut à une époque ou nous commencions la musique, mais aujourd’hui je pense que nous nous sommes affranchie de ça, pareil pour MAIDEN à qui nous faisons un genre d’hommage sur un de nos titres en live uniquement. En ce qui me concerne les influences sont plus larges, j’écoute un peu de tout et prend des idées n’importe où, dans la musique classique, dans le blues, le rock, le metal etc. Je me sens plus proche d’un FAITH NO MORE ou d’un WATCHA que d’un MAIDEN aujourd’hui. Ce qui me fait bouger en ce moment c’est plutôt STONE SOUR, IN FLAMES, SYSTEM OF A DOWN et ALTER BRIDGE par exemple.
Je pense qu’avoir attendu 10 ans pour sortir un premier album nous a évité le piège du « à la manière de ». Nous avons eut le temps de murir et de digérer nos influences pour donner à NEDRA une réelle identité personnelle qui ne cessera d’évoluer par la suite je l’espère. Il n’y a rien de pire que de s’endormir sur ce qu’on sait faire.10. Une certaine « pression » de mouvances comme l’Emo, le HxC ou le Death fait sa place dans la scène française, a contrario du Heavy ou du Progressif.
Mais le Hard Rock est-il toujours d’actualité ? Quelle place lui donnez-vous dans la musique actuelle ?
Vassago : Le problème du Hard Rock c’est qu’il a quelque part toujours existé, aujourd’hui on lui donne juste d’autres noms, mais la musique n’est pas si différente finalement. Le terme hard rock renvoi à des trucs un peu vieillots et donne au groupe une image passéiste. Lorsqu’on me demande, je dis toujours que NEDRA fait du rock. Nous n’avons pas envie de nous limiter dans notre musique, nous aimons les mélanges, aucune étiquette bien précise ne peut vraiment nous convenir. Le nom du groupe a d’ailleurs été choisi pour ça, il ne veut rien dire et ne donne aucune indication sur la musique. Il nous permet d’avoir un répertoire large. Un groupe qui se nomme Metal Warrior aurait du mal à se mettre à faire de la pop, nous ne voulions pas de nom réducteur, car si demain nous voulons un titre pop en plein milieu d’un disque très metal, nous voulons pouvoir le faire sans ce dire que ça ne colle pas avec l’image du groupe. Donc la place du hard rock de nos jours c’est un faut problème, ce qui compte c’est la place du rock.
Polo : Pas mieux que Vass dont je partage l’analyse à 200%, je n’ai jamais aimé les classifications réductrices qui font que certains groupes deviennent inclassables, car appartenant à plusieurs classifications, et se retrouvent du coup dans les rayons, tantôt dans un, tantôt dans un autre.
Dr Jones : Je ne pense pas que les courants musicaux luttent pour les « part de marché des 15-24 ans sédentaires » comme des chaines de télé sur le dos de la pauvre ménagère. Je crois que l’émulation entre les musiques est plus forte que les petites cases dans lesquels chacun veut bien mettre les groupes. Sur notre album par exemple, on trouve au cœur de certains morceaux, du chant Filtré ou des rythmiques arabisantes, alors on se colle dans Musiques du Monde ou dans HxC à la FNAC ?
Olivier : Je n’ai jamais aimé suivre les modes, et ce dans n’importe quel domaine. Personnellement j’ai une tendance à aimer certains courants de metal plus que d’autres et sans m’occuper de savoir si c’est ou non à la mode. C’est qui est tendance aujourd’hui ne le sera plus demain et le redeviendra dans une semaine. Je ne me préoccupe pas de ça.
Nico : Le style « hard » tel qu’on l’entend de nos jours a su évoluer, et ce malgré la mode de toutes les nouvelles mouvances metal dont tu parles. Il est clair qu’un groupe comme GOJIRA connaît énormément de succès car le genre qu’il propose a le vent en poupe actuellement. Maintenant, le hard ou le heavy sont pour ma part toujours aussi présents, même s’ils ont moins la cote. C’est une question de mode et d’évolution. Et je pense que toute cette nouvelle vague dont tu parles est née du hard traditionnel, lui-même influencé par les groupes des années 70. Aucun style ne disparaît véritablement. Mais c’est comme pour les fringues, il y a ce qui se fait actuellement et ce qui se fait moins mais qu’on a toujours plaisir à mettre ! Il faut savoir faire évoluer le style dans lequel on évolue, quel qu’il soit. C’est ce que NEDRA s’efforce de faire sans suivre de mode particulière.11. On a pu vous voir très à l’aise en session acoustique lors d’une soirée EcClipse à Paris. Le style de NEDRA pourrait-il varier dans les années à venir ? En s’accommodant peut-être aux styles de la question précédente.
Nico : Je dirais que tout est possible et qu’il ne sert à rien de vouloir s’enfermer dans un carcan musical. NEDRA a déjà connu des évolutions au fil des années. Il en connaît d’autres actuellement qui font que le second album sera de toute façon différent du premier.
Vassago : Sincèrement j’espère que nous allons évoluer tout au long de notre carrière ! Il y a tout un tas de bonnes choses dans tous plein de genre musicaux qu’il est intéressant d’explorer. Les titres que nous composons aujourd’hui pour le prochain album sont déjà un peu différents de ce que nous proposons sur le premier album. Notre principal travail sera de faire en sorte que notre évolution soit cohérente et progressive. Mais avant tout, comme beaucoup de groupes, notre souhait est de faire ce que nous voulons, artistiquement parlant. Ce qui nous plait c’est le rock sous toutes ses formes ou presque, qu’il soit extrême ou électro par exemple. Sans pour autant changer du tout au tout, NEDRA peut très bien incorporer à son univers des éléments des ces deux genres très éloignés. L’avenir de la musique, comme celle de l’homme est dans le métissage, n’en déplaise à certains. La personnalité que nous avons développée au fil du temps et nos caractères assureront la cohérence.
Polo : Comme je le disais plus haut, le virage engagé par NEDRA il y a deux ans, durant l’enregistrement, n’a pas fini de dévoiler toutes ces répercussions...
Olivier : Qui sait de quoi demain sera fait…12. NEDRA, ça écoute quoi en ce moment ?
Vassago : Pour ma part : SYSTEM OF A DOWN, STONE SOUR, WATCHA, FAITH NO MORE, ALTER BRIDGE, PARADISE LOST, MATMATAH, IN FLAMES, SOILWORK, MUSE, FREAK KITCHEN, VAN HALEN, VINCE NEIL, CREED, MENPHIS SLIM, BEETHOVEN, POLNAREFF, LES RED HOT CHILI PEPPERS, POPPA CHUBBY, VELVET REVOLVER, EVERGREY et des trucs plus vieux comme AEROSMITH, Les GUNS N ROSES, SKID ROW etc.
Polo : Ces dernières semaines j’ai nourris mes feuilles avec MUSE, SYSTEM OF A DOWN, Mr. BUNGLE, CHARLES MINGUS, et quelques morceaux choisis parmi les nouvelles compositions de NEDRA. J’aime bien ce dernier choix...
Dr Jones : moi j’écoute Nostalgie. Quoi ? Vous n’aimez pas ABBA et JOE DASSIN ?
Olivier : Rien à voir avec les 4 autres énergumènes : JEANNE CHERHAL, JESUS CHRIST SUPERSTAR, E.X.I.T., THE BUTTERFLY BALL, MICHEL FUGAIN et NEDRA
Nico : Des p’tits nouveaux sans oublier les anciens ! Personnellement, je suis toujours un grand fan devant l’éternel d’IRON MAIDEN, METALLICA, FAITH NO MORE, QUEENSRYCHE, EXTREME, BON JOVI (pas trop leurs dernières productions par contre)... Beaucoup de groupes phares des années 80/90. J’en écoute toujours régulièrement. En parallèle, je suis l’actualité metal assidûment et te parler de tout ce que j’écoute en ce moment prendrait 10 pages ! Sans compter que j’écoute aussi un peu de variété ! Mais sinon, dernièrement, j’ai eu le cul botté par le nouvel album de DREAM THEATER. Une petite merveille ! J’écoute beaucoup les RED HOT CHILI PEPPERS, SYSTEM OF A DOWN, NICKELBACK, PURE INC. PARADISE LOST, PLACEBO, AFTER FOREVER, WITHIN TEMPTATION, JOE SATRIANI, KORITNI, STONE SOUR, LINKIN PARK... Mais il y en a tellement ! Chez les Français, j’apprécie beaucoup WATCHA, ETHS, MYLIDIAN, MANIGANCE, [LETO], KOB, UNSWABBED... Mais ce ne sont pas les seuls loin de là !13. L’avenir de la scène Rock/Métal française, vous le voyez comment ?
Vassago : Franchement je n’ai pas de don de voyance sur ce sujet. Sans doute pas facile, il y a de l’espoir c’est certain, mais la France n’a jamais été un pays rock et encore moins metal, les mentalités seront très longues à changer si tant est qu’elles changent un jour. Mais quoi qu’il arrive, je ne la vois pas sans NEDRA. (Rire démoniaque fort mal imité).
Polo : Meilleur qu’il y a une dizaine d’année, mais sans doute moins bonne qu’ailleurs en Europe. Il ne faut pas oublier que la France est aujourd’hui le deuxième marché de musique rap après les Etats Unis. Alors forcément...
Nico : Radieux voyons ! Plus sérieusement, la conjoncture actuelle fait que les temps sont durs pour le monde de la musique en général. Alors tu penses bien, le rock et surtout le metal français... Mais bon, tant qu’il y aura des passionnés pour faire vivre la scène française (musiciens, associations, forums, labels...), et bien il n’y a pas de quoi désespérer. De toute façon en France, le metal est un style de musique marginal et le rock un art mineur. Il l’a toujours été et je crois qu’il le sera toujours. L’avenir, je le vois donc ni meilleur, ni pire qu’actuellement.
14. NEDRA est présent depuis le début dans l’aventure EcClipse. Que pense le groupe de la structure, du site, des forums et du côté association d’EcClipse ?
Polo : EcClipse nous a permis jusqu’à présent, de pouvoir approcher les gens qui nous apprécient, de discuter avec eux, de les connaître, de créer des liens entre nous. C’est je pense notre plus gros vecteur de communication, et les personnes qui participent à cette association ne gâchent rien au décor, bien au contraire. Pourvu que ça dure !!! (sourire)
Dr Jones : EcClipse est une très bonne plateforme d’échange pour tous ceux qui se retrouvent dans la musique rock. Bravo à tous ceux qui participent à cette aventure.
Olivier : Ca fait maintenant quelques années qu’EcClipse tourne et le savoir faire de son équipe n’a jamais démérité. Notre rencontre avec les personnes qui forment sa structure fût un rendez-vous important dans notre histoire. Cela nous a permis d’avoir une jolie vitrine supplémentaire où l’on peut s’exprimer et surtout écouter les fans.
Vassago : EcClipse est ce genre d’action nécessaire à la musique que nous aimons. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il existe un manque important de support pour le rock non consensuel en France. Du coup nous sommes obligés de nous débrouiller par nous même entre passionnés. Et c’est exactement ça EcClipse, quelques passionnés au service d’autres passionnés, une entraide désintéressé. L’asso a permis à NEDRA d’aller à la rencontre d’un public qu’il n’aurait sans doute pas touché sans elle, elle nous donne un espace pour communiquer avec ce public. C’est pour cette raison que nous avons toujours eut à cœur de nous occuper de cet espace du mieux possible. Déjà parce que c’est la moindre des choses et surtout parce que cet outil formidable mis à notre disposition est une occasion de plus pour nous de faire découvrir au plus grand nombre ce qu’est NEDRA. Une bande de trous du cul rigolards qui prend la musique très au sérieux.
A titre personnel je participe le plus possible à la vie de l’asso du côté de l’orga de concert avec Skay et toi, j’y trouve un moyen de remercier l’asso pour ce qu’elle fait et le plaisir de voir des groupes divers dans un lieu sympa.
Nico : EcClipse représente exactement ce dont un groupe tel que le nôtre a besoin en France aujourd’hui. Avec l’avènement d’internet, avoir un forum est une étape incontournable pour tout groupe ambitieux. A ce titre, EcClipse est très certainement l’un des tous meilleurs dans l’Hexagone si ce n’est le meilleur. Car non seulement le site abrite des sujets de discussion à foison (et on n’y parle pas que de rock), mais il entreprend également des choses pour faire vivre la scène française en s’investissant directement dans des concerts par exemple. C’est son côté association qui lui donne tout son mérite. Rien que pour ça, un groupe comme NEDRA est fier de faire partie de son aventure.15. Allez, la dernière, elle est pour vous, dites nous tout !
Vassago : Tout !
Polo : Hier je me suis mangé une glace avec plein de caramel dégoulinant dessus, c’était délicieux. Il fallait que ce soit dit.
Dr Jones : Vous verrez les photos de Vacances de Vassago en short à fleur dans le prochain Voici. Si ca ce n’est pas du scoop que je vous donne !
Olivier : Bel effort pour me soutirer la signification de « GM ». Mais je ne dirais rien.
Nico : Vous connaissez Jean-Michel « pas de chute » tous les soirs au Théâtre de la Tortue qui Pêche ? Allez, rien que pour vous, un petit extrait : « La semaine dernière, la semaine dernière, j’suis allé à la piscine... Dans mon quartier... Bah j’ai amené mon maillot de bain ! »
Vassago retire son nez rouge : retrouvez-nous sur www.nedra.fr sinon, vous verrez, passé les premières minutes ça pique plus, on s’amuse pas mal même. (sourire sadique)
Retrouvez NEDRA sur leur site : www.nedra.fr
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